Ça sens bon le printemps ! Les jours de soleil se font de plus en plus fréquents et la vie sauvage reprend sa place après un long et dur hiver. Les champs se remplissent de couleurs avec toutes sortes de petites fleurs, les arbres s’habillent avec de tendres feuilles, le gens s’approprient des sentiers et le plus chanceux passent le temps dans leur jardin privé.
Ah ! Le jardin, lieu magique… Cette année on se voit privé de ce privilège, on a quitté l’isolement de la forêt, où le silence est perturbé seulement par le chant de multitude de oiseaux impatients de se reproduire, et on est logés provisoirement dans une maison de vacances entourée par un grand nombre de maisons secondaires. Ce déménagement a complètement changé nos vies, mais pas en mieux malheureusement !
Qu’est ce qu’on est bruyants, nous les humains ! Ce ne sont pas les cris des enfants en train de jouer, heureux, qui nous dérangent. Non, on parle plutôt de toutes les machines qui nous entourent et qui se sont rendues indispensables dans nos vie. Parmi elles, l’incontournable tondeuse. Il suffit d’un peu de soleil pour commencer à entendre, quasiment dès les permières lueurs de l’aube, le bruit assourdissant de cette machine diabolique. Quand ce n’est pas un voisin c’est l’autre, au bout de quelques journées ensoleillés on souhaite l’arrivée de la pluie pour pouvoir se reposer d’un bruit si fatigant.
Quel est le but d’utiliser cette machine? Ce que certains appelent laisser une surface propre, c’est à dire, une herbe coupé à seulement quelques centimètres, comme on voit bien dans cette image.
A part le bruit, cette manie humaine de voir une surface lise et unicolore met en danger l’environnement. En premier lieu, elle entraîne une réduction importante de la biodiversité : en coupant le plantes sauvages avant ou pendant la floraison on les empêche de faire des graines et donc elles peuvent pas se reproduire, ce qui élimine petit à petit ces plantes de la praire, qui est est envahie par seulement quelques espèces qui résistent à la coupe intensive. Ceci affecte directement aux multitudes d’insectes qui dépendent des plantes pour leur survie et reproduction, et ainsi le nombre des différentes espèces d’animaux se voit aussi drastiquement diminué. Après, on doit faire face à une pollution sonore non négligeable, qui rend la vie des habitants moins paisible et même parfois insupportable. De plus, on ne peut pas oublier la pollution due aux émanations de l’essence utilisé pour faire marcher la pluspart de tondeuses (bien que certaines soient électriques).
Finalement voici le résultat, à vous de me dire laquelle des praires suivantes est la plus belle. Honnêtement, pour moi il n’y a pas de doute. Cela de droite est plus attirante à la vue, colorée et diverse.
Comment donc gérer bien une prairie? L’idéal serait de ne pas intervenir et de la laisser devenir une forêt, car cela est la situation normale de la végétation en Europe. Par contre, si on souhaite garder la praire, on devrait faire des coupes le plus éloignées possibles dans les temps, une année sur deux ou même plus. C’est vrai que pendant l’hiver les prairies ne sont pas fleuries et sont moins belles mais il est très important pour la faune de ne pas couper les herbes pendant cette période . Par exemple, les araignées ont besoin des herbes hautes pour instaler laurs toiles et pouvoir ainsi se nourrir.
Pour ce voisins têtus qui veulent absolument une praire bien coupé et vide de vie, chaque commune devrait s’organiser pour permettre l’utilisation des tondeuses seulement certains jours par semaine et certaines heures pendant la journée, de cette façon on aurait pas cet horrible bruit tous les jours et on pourrait même s’organiser pour partir et faire une sortie loin de notre domicile les jours des tondeuses !!! Qu’est ce que vous pensez de cette idée?
Et voila une praire fleurie, vive la diversité !!!



